Rd Congo : les patrons de médias demandent l’aide du régulateur pour de meilleurs tarifs publicitaires

Rd Congo : les patrons de médias demandent l’aide du régulateur pour de meilleurs tarifs publicitaires

Crédit photo: Ecofin

Avril 2016

(Agence Ecofin) - La publicité dans les médias préoccupe en Rd Congo. Le sujet était à l’ordre du jour de la séance de travail du 10 mars 2016, entre les patrons de presse et le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac).

Les entreprises de presse sollicitent l’appui de l’organe de régulation pour lutter contre les tarifs publicitaires au rabais qui leur sont imposés par les annonceurs et les régies publicitaires. L’exemple le plus patent est celui d’un spot publicitaire de 2 minutes diffusé sur une chaîne de télévision 6 fois par jour pendant un mois, pour une facture de 400 $. Pourtant, il y a 10 ans, la publicité était facturée à 3 $ la seconde.

Pour le président du Csac, Christophe Tito Ndombi (photo), l’enjeu est le respect de la réglementation. C’est la voie pour assurer la viabilité des entreprises de presse. Cette réglementation touche aussi au contenu des publicités diffusées. « Si les médias veulent vraiment profiter de la manne publicitaire pour la survie et le développement des entreprises de presse, nous devons travailler ensemble pour l’organisation du secteur. Et cela doit commencer par respecter la réglementation », a-t-il dit. Tout contenu publicitaire diffusé pas un média doit avoir reçu au préalable l’avis favorable de conformité délivré par le Csac. C’est ce que prescrit l’article 63 du règlement de cet organe.

Le respect de la réglementation devrait permettre de filtrer le passage des tradi-praticiens à la radio et la télévision. « Les médias doivent s’interdire de diffuser des émissions des tradipraticiens non revêtus de l’avis favorable du Conseil. Ces émissions sont souvent truffées de propos mensongers et de messages publicitaires déguisés sur les tradipraticiens et sur leurs maisons de soins. Des vendeurs d’illusions sont même entrés par effraction dans le secteur de la phytothérapie, sollicitant les médias pour faire leur publicité, alors que la loi interdit la publicité sur l’art de guérir et les maisons de soins », explique Christophe Tito Ndombi.

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