Côte d’Ivoire : « 10 chaines Tv ce n’est pas viable mais il y a de la place », selon Aziz Barry de l’agence Mc Cann

Côte d’Ivoire : « 10 chaines Tv ce n’est pas viable mais il y a de la place », selon Aziz Barry de l’agence Mc Cann

Crédit photo: Ecofin

Novembre 2016

(Agence Ecofin) - En Côte d’Ivoire, le dépouillement des dossiers de candidature pour l’acquisition des licences d’exploitation de l’espace télévisuel a commencé. En effet, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) a débuté ses travaux depuis ce 8 novembre 2016. L’Etat entend autoriser la création de 10 nouvelles chaînes de télévision, en plus des 2 chaînes du groupe audiovisuel public (Radiodiffusion télévision ivoirienne).

«Aujourd’hui, 10 chaines ce n’est pas viable mais il y a de la place», prévient Aziz Barry, directeur média régional chez Mc Cann Côte d’Ivoire, une des filiales africaines de l’agence mondiale de publicité. Dans un entretien avec le site web Adweknow, M. Barry évalue la capacité du marché ivoirien à absorber la création de plusieurs médias audiovisuels. Pour lui, il faut libéraliser l’audiovisuel, toutes proportions gardées. «Je ne suis pas certain que la télé soit totalement exploitée en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, la télé n’est pas accessible et elle est chère pour un certain nombre d’annonceurs», explique l’expert.

Aziz Barry pense qu’il y a des opportunités dans les chaînes thématiques. «Il peut y avoir un engouement de la part de nouveaux annonceurs pour des chaines thématisées, explique-t-il. Par exemple, on a une population jeune, très forte qui est beaucoup plus tournée vers le digital contre une télévision générique. Si demain, il y a des opportunités de toucher ces jeunes par des chaines thématiques, il n’y a pas de raisons que de nouvelles marques ne puissent pas venir».

Pour Aziz Barry, la télévision numérique va élargir l’horizon du marché de la publicité en Côte d’Ivoire. «En tant qu’agence conseil, on bénéficiera d’une ouverture plus large du media Tv qui nous permettra d’adresser les choses différemment et de mettre en œuvre un media planning plus élaboré. D’autre part, on pourra travailler sur du Brand content et du partage d’expériences et travailler sur l’optimisation des productions locales. C’est un marché qui bouillonne en termes de créativité et de production locale, et cela permettra à tous ces acteurs majeurs de pouvoir s’exprimer. Ça permettra d’aller d’une manière professionnelle vers des standards de rationalisation du Media planning, le recueil d’information post-campagne, etc … ».

A l’ère de la télévision numérique, il y aura un plus grand besoin d’études d’audience. Pour Aziz Barry, le plus important ne sera pas le grand nombre d’études, mais de l’usage optimal qu’on en fera, surtout que, constate-t-il, «le marché n’a pas de ressources pour financer des tonnes d’études». M. Barry explique alors : «Il faut faire comprendre la problématique du marché. Quand on regarde comment les gens investissent en télévision, c’est un peu n’importe quoi. Aujourd’hui, tout le monde est autour du 20h30, il n’y a pas de rationalisation des investissements. Dans les 2 ans à venir, en principe, le marché devrait être capable de comprendre l’intérêt réel et de s’organiser pour y répondre».

Assongmo Necdem

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